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Mali: manifestation contre la junte à Bamako

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Militants et sympathisants du «Front uni pour la... (Photo: Habibou Kouyate, AFP)


Militants et sympathisants du «Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FUDR)», créé dimanche et qui compte plusieurs des principaux partis, se sont retrouvés à la bourse du travail de la capitale pour réclamer le départ du chef de la junte Amadou Sanogo.


Plus d’un millier de personnes ont manifesté lundi à Bamako pour dire non à la junte qui a pris le pouvoir au Mali, sérieusement menacée au nord par l’avancée des rebelles touareg et de groupes islamistes armés.
Symbole de l’isolement international des putschistes: le Conseil de sécurité de l’ONU a «fermement» condamné lundi le coup d’État militaire du 22 mars et exigé que les «soldats mutinés contre le gouvernement démocratiquement élu» du président Amadou Toumani Touré (dit «ATT») retournent dans leurs casernes.
Militants et sympathisants du «Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FUDR)», créé dimanche et qui compte plusieurs des principaux partis, se sont retrouvés à la bourse du travail de la capitale malienne pour un rassemblement qui s’est déroulé sans incident.
«Sanogo, dégage!», criait la foule à l’adresse du capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte. «Libérez l’ORTM», la radio-télévision publique, scandaient encore les militants.
Le FUDR regroupe 38 partis politiques -dont des formations majeures comme l’Union pour la République et la démocratie (URD) et l’Alliance pour la démocratie au Mali (l’ADÉMA) – ainsi qu’une vingtaine d’associations, déterminés à lutter contre ce putsch «anticonstitutionnel».
Les rues de Bamako se sont animées lundi matin, avec la réouverture de nombreux commerces. La junte a partiellement rouvert les frontières aériennes et terrestres, notamment pour permettre l’acheminement des denrées de première nécessité et du carburant.
Le véritable test sera mardi, qui doit marquer selon les putschistes la reprise du travail dans les administrations et le secteur privé.
Dimanche soir, le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE, junte) avait mis en garde contre tout débordement à l’occasion de cette manifestation lundi, férié au Mali pour célébrer le 26 mars 1991.
Un coup d’État militaire conduit par un certain Amadou Toumani Touré mettait fin ce jour-là à deux décennies de dictature du général Moussa Traoré, après un soulèvement populaire durement réprimé. «ATT» avait très vite remis le pouvoir à un régime civil avant d’être démocratiquement élu en 2002.
Le coup d’État du 22 mars dernier a suspendu le processus politique dans le pays, à quelques semaines de la présidentielle prévue le 29 avril.
Chute «imminente» de Kidal
Toutefois, Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), seul parti d’opposition à l’Assemblée désormais dissoute (trois des 147 députés), a apporté son soutien aux mutins en créant le «MP22», le Mouvement populaire du 22 mars.
Si elles ont fait une ouverture en proposant des discussions de «paix», les nouvelles autorités sont dans l’immédiat confrontées à la menace que fait peser l’avancée des rebelles touareg et des islamistes armés dans le nord.
Les rebelles visent Kidal, une des villes les plus importantes du nord-est, dont la chute est «imminente» selon le groupe islamiste armé touareg Ansar Dine.
Les putschistes ont justifié leur coup d’État par l’échec du régime déchu face à la nouvelle rébellion touareg, lancée mi-janvier avec parfois le soutien de groupes islamistes armés, en particulier Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).
Mais ils n’ont pas convaincu la communauté internationale, qui a unanimement condamné leur coup et exigé le retour à l’ordre constitutionnel.
Un sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO) se tient à Abidjan mardi pour tenter d’esquisser une sortie de crise.
L’Algérie a appelé à un retour «immédiat» à la légalité au Mali voisin.
Ex-puissance coloniale, la France a aussi réclamé le «retour de l’ordre constitutionnel» et la libération des responsables du régime renversé, alors que quatorze d’entre eux, actuellement détenus au camp de Kati, QG du nouveau pouvoir près de Bamako, ont entamé dimanche une grève de la faim.
Le sort d’Amadou Toumani Touré demeure inconnu. La junte a assuré qu’il «va très bien» et est «en sécurité», mais sans dire où il se trouve, ni s’il est en détention.
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