Il veut attaquer en justice les responsables de la mort de Jésus

 

 

Willem Dafoe, dans “La Dernière Tentation du Christ”, réal. Martin Scorsese, 1988, Universal Pictures. © Universal Pictures.

 Un avocat kényan veut rendre justice à Jésus, victime, selon lui, d’un procès et d’une crucifixion injustes. Il a décidé de poursuivre l’Italie, Israël, mais aussi Ponce Pilate et l’empereur Tibère devant la Cour pénale internationale de La Haye.

 Le CPI devra-t-il se prononcer sur une affaire unique? Dola Indidis, un avocat kényan, a l’intention de saisir l’instance internationale pour rendre justice à Jésus. “C’est mon devoir de faire respecter la dignité de Jésus. Je suis donc allé à la Cour internationale de justice (CIJ) afin de rétablir l’intégrité de l’Homme de Nazareth”, a-t-il affirmé à Citizen News, un site d’information kényan et repris par Le Monde.


Il qualifie le procès de Jésus de “discriminant et malveillant” et a bafoué ses droits humains. D’après lui, les preuves d’un verdict injuste sont irréfutables et à la portée de tous. “La preuve est officiellement dans la Bible. Et on ne peut discréditer la Bible”. Les coupables, à ses yeux, sont l’Italie, Israël, Ponce Pilate et l’empereur Tibère. Si ces derniers sont morts depuis environ 2.000 ans, il estime que l’Etat qu’ils représentaient, à savoir l’Italie, est responsable de leurs actes.

En dépit du refus de la Cour suprême du Kenya d’instruire l’affaire, l’ancien porte-parole de la magistrature de son pays se veut optimiste. “Il y a une forte probabilité de succès, et j’espère que ce sera jugé de mon vivant”, ajoute celui qui se déclare être l’ami de Jésus. “Lorsqu’on mène une cause que l’on estime juste, on ne devrait pas être découragé sous prétexte que personne ne la comprend”. Pourtant, sa requête risque cependant d’être nulle. “La Cour n’a pas de juridiction pour instruire une telle affaire”, a tempéré un porte-parole de la Cour internationale de justice. “Elle arbitre des litiges entre plusieurs Etats. Ce n’est même pas en théorie possible pour nous de prendre en considération ce cas”.

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