Michael Moore pense que les électeurs vont envoyer Donald Trump à la Maison blanche dans un gros “F*** you”

 

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Michael Moore pense que Donald Trump va l’emporter, parce que les élites américaines sont tellement déconnectées de la réalité de la classe moyenne américaine qu’elles ne se rendent pas compte de leur souffrance, et donc du soutien potentiel de Trump. Si Trump devance Hillary Clinton dans un récent sondage, celle-ci reste en tête dans tous les autres sondages et projections.

Le cinéaste, engagé très à gauche, fait en ce moment la promotion de son dernier film, “Michael Moore in TrumpLand”, qui cherche à convaincre les électeurs hésitants de voter pour Hillary Clinton. Michael Moore est originaire de la ville de Flint, dans le Michigan, une ville frappée de plein fouet par la désindustrialisation, et qui est donc devenue un symbole des dégâts de la mondialisation sur les communautés ouvrières américaines. 

“Je sais que beaucoup de gens au Michigan ont prévu de voter Trump, et pas forcément parce qu’ils sont d’accord avec lui,” a-t-il récemment déclaré lors d’un événement promotionnel, rapporte le site Salon. 

Pour lui, beaucoup d’électeurs de la classe ouvrière vont voter pour Trump parce qu’il parle des problèmes qui touchent directement leurs vies. 

“Donald Trump est allé au Club économique de Detroit et, devant des cadres de Ford, a dit “Si vous fermez les usines que vous avez prévu de fermer à Detroit et que vous les construisez au Mexique, je vais mettre un tarif de 35% sur ces voitures lorsque vous les renverrez ici et personne ne les achètera”, c’était incroyable à voir. Aucun politicien, républicain ou démocrate, n’avait jamais dit quelque chose comme ça à ces dirigeants, et c’était du pain bénit pour les gens au Michigan, en Ohio, en Pennsylvanie, au Wisconsin–les états-Brexit.” 

“L’élection de Trump sera le plus gros “fuck you” de l’histoire humaine, et ça fera plaisir aux gens de le faire”, a-t-il ajouté.

Pour les électeurs de Trump, “il est le cocktail Molotov humain qu’ils attendaient, la grenade humaine qu’ils peuvent légalement lancer dans le système qui leur a volé leurs vies.” 

Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner !

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1. Le poids électoral du Midwest, ou le Brexit de la Ceinture de rouille(Rust Belt)

Je crois que Trump va porter une attention particulière aux États “bleus” de la région des Grands Lacs, c’est-à-dire le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Ces quatre États traditionnellement démocrates ont chacun élu un gouverneur républicain depuis 2010, et seule la Pennsylvanie a opté pour un démocrate depuis ce temps. Lors de l’élection primaire du mois de mars, plus de résidents du Michigan se sont déplacés pour choisir un candidat républicain (1,32 million) qu’un candidat démocrate (1,19 million).

Dans les plus récents sondages, Trump devance Clinton en Pennsylvanie. Et comment se fait-il qu’il soit à égalité avec Clinton en Ohio, après tant d’extravagances et de déclarations à l’emporte-pièce? C’est sans doute parce qu’il a affirmé (avec raison) qu’Hillary a contribué à détruire la base industrielle de la région en appuyant l’ALÉNA. Trump ne manquera pas d’exploiter ce filon, puisque Clinton appuie également le PTP et de nombreuses autres mesures qui ont provoqué la ruine de ces quatre États.

Durant la primaire du Michigan, Trump a posé devant une usine de Ford et menacé d’imposer un tarif douanier de 35 % sur toutes les voitures fabriquées au Mexique dans le cas où Ford y déménagerait ses activités. Ce discours a plu aux électeurs de la classe ouvrière. Et lorsque Trump a menacé de contraindre Apple à fabriquer ses iPhone aux États-Unis plutôt qu’en Chine, leur cœur a basculé et Trump a remporté une victoire qui aurait dû échoir au gouverneur de l’Ohio John Kasich.

L’arc qui va de Green Bay à Pittsburgh est l’équivalent du centre de l’Angleterre. Ce paysage déprimant d’usines en décrépitude et de villes en sursis est peuplé de travailleurs et de chômeurs qui faisaient autrefois partie de la classe moyenne. Aigris et en colère, ces gens se sont fait duper par la théorie des effets de retombées de l’ère Reagan. Ils ont ensuite été abandonnés par les politiciens démocrates qui, malgré leurs beaux discours, fricotent avec des lobbyistes de Goldman Sachs prêts à leur écrire un beau gros chèque.

Voilà donc comment le scénario du Brexit est en train de se reproduire. Le charlatan Elmer Gantry se pose en Boris Johnson, faisant tout pour convaincre les masses que l’heure de la revanche a sonné. L’outsider va faire un grand ménage! Vous n’avez pas besoin de l’aimer ni d’être d’accord avec lui, car il sera le cocktail molotov que vous tirerez au beau milieu de tous ces bâtards qui vous ont escroqué! Vous devez envoyer un message clair, et Trump sera votre messager!

Passons maintenant aux calculs mathématiques. En 2012, Mitt Romney a perdu l’élection présidentielle par une marge de 64 voix du Collège électoral. Or, la personne qui remportera le scrutin populaire au Michigan, en Ohio, en Pennsylvanie et au Wisconsin récoltera exactement 64 voix. Outre les États traditionnellement républicains, qui s’étendent de l’Idaho à la Géorgie, tout ce dont Trump aura besoin pour se hisser au sommet ce sont les quatre États du Rust Belt. Oubliez la Floride, le Colorado ou la Virginie. Il n’en a même pas besoin.

2. Le dernier tour de piste des Hommes blancs en colère

Nos 240 ans de domination masculine risquent de se terminer. Une femme risque de prendre le pouvoir! Comment en est-on arrivés là, sous notre propre règne? Nous avons ignoré de trop nombreux avertissements. Ce traître féministe qu’était Richard Nixon nous a imposé le Titre IX, qui interdit toute discrimination sur la base du genre dans les programmes éducatifs publics. Les filles se sont mises à pratiquer des sports. Nous les avons laissées piloter des avions de ligne et puis, sans crier gare, Beyoncé a envahi le terrain du Super Bowl avec son armée de femmes noires afin de décréter la fin de notre règne!

Cette incursion dans l’esprit des mâles blancs en danger évoque leur crainte du changement. Ce monstre, cette “féminazie” qui – comme le disait si bien Trump – “saigne des yeux et de partout où elle peut saigner” a réussi à s’imposer. Après avoir passé huit ans à nous faire donner des ordres par un homme noir, il faudrait maintenant qu’une femme nous mène par le bout du nez? Et après? Il y aura un couple gay à la Maison-Blanche pour les huit années suivantes? Des transgenres? Vous voyez bien où tout cela mène. Bientôt, les animaux auront les mêmes droits que les humains et le pays sera dirigé par un hamster. Assez, c’est assez!

3. Hillary est un problème en elle-même

Pouvons-nous parler en toute franchise? En premier lieu, je dois avouer que j’aime bien Hillary Clinton. Je crois qu’elle est la cible de critiques non méritées. Mais après son vote en faveur de la guerre en Irak, j’ai promis de ne plus jamais voter pour elle. Je suis contraint de briser cette promesse aujourd’hui pour éviter qu’un proto-fasciste ne devienne notre commandant en chef. Je crois malheureusement qu’Hillary Clinton va nous entraîner dans d’autres aventures militaires, car elle est un “faucon” perché à droite d’Obama. Mais peut-on confier le bouton de nos bombes nucléaires à Trump le psychopathe? Poser la question, c’est y répondre.

Cela dit, notre plus grand problème n’est pas Trump mais bien Hillary. Elle est très impopulaire. Près de 70 % des électeurs la considèrent comme malhonnête ou peu fiable. Elle représente la vieille manière de faire de la politique, c’est-à-dire l’art de raconter n’importe quoi pour se faire élire, sans égard à quelque principe que ce soit. Elle a lutté contre le mariage gay à une certaine époque, pour maintenant célébrer elle-même de tels mariages. Ses plus farouches détractrices sont les jeunes femmes. C’est injuste, dans la mesure où Hillary et d’autres politiciennes de sa génération ont dû lutter pour que les filles d’aujourd’hui ne soient plus encouragées à se taire et rester à la maison par les Barbara Bush de ce monde. Mais que voulez-vous, les jeunes n’aiment pas Hillary.

Pas une journée ne passe sans que des milléniaux me disent qu’ils ne l’appuieront pas. Je conviens qu’aucun démocrate ou indépendant ne sera enthousiaste à l’idée de voter pour elle le 8 novembre. La vague suscitée par l’élection d’Obama et la candidature de Sanders ne reviendra pas. Mais au final, l’élection repose sur les gens qui sortent de chez eux pour aller voter, et Trump dispose d’un net avantage à cet effet.

4. Les partisans désabusés de Bernie Sanders

Ne vous inquiétez pas des partisans de Sanders qui ne voteront pas pour Hillary Clinton. Le fait est que nous serons nombreux à voter pour elle! Les sondages indiquent que les partisans de Sanders qui prévoient de voter pour Hillary sont déjà plus nombreux que les partisans d’Hillary ayant reporté leur vote sur Obama en 2008. Le problème n’est pas là. Si une alarme doit sonner, c’est à cause du “vote déprimé”. En d’autres termes, le partisan moyen de Sanders qui fait l’effort d’aller voter ne fera pas l’effort de convaincre cinq autres personnes d’en faire de même. Il ne fera pas 10 heures de bénévolat chaque mois, et n’expliquera pas sur un ton enjoué pourquoi il votera pour Hillary.

Les jeunes n’ont aucune tolérance pour les discours qui sonnent faux. Dans leur esprit, revenir aux années Bush-Clinton est un peu l’équivalent d’utiliser MySpace et d’avoir un téléphone cellulaire gros comme le bras.

Les jeunes ne voteront pas davantage pour Trump. Certains voteront pour un candidat indépendant, mais la plupart choisiront tout simplement de rester à la maison. Hillary doit leur donner une bonne raison de bouger. Malheureusement, je ne crois pas que son choix de colistier soit de nature à convaincre les milléniaux. Un ticket de deux femmes aurait été beaucoup plus audacieux qu’un gars blanc, âgé, centriste et sans saveur. Mais Hillary a misé sur la prudence, et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de sa capacité à s’aliéner les jeunes.

5. L’effet Jesse Ventura

Pour conclure, ne sous-estimez pas la capacité des gens à se conduire comme des anarchistes malicieux lorsqu’ils se retrouvent seuls dans l’isoloir. Dans notre société, l’isoloir est l’un des derniers endroits dépourvus de caméras de sécurité, de micros, d’enfants, d’épouse, de patron et de policiers! Vous pouvez y rester aussi longtemps que vous le souhaitez, et personne ne peut vous obliger à y faire quoi que ce soit.

Vous pouvez choisir un parti politique, ou écrire Mickey Mouse et Donald Duck sur votre bulletin de vote. C’est pour cette raison que des millions d’Américains en colère seront tentés de voter pour Trump. Ils ne le feront pas parce qu’ils apprécient le personnage ou adhèrent à ses idées, mais tout simplement parce qu’ils le peuvent. Des millions de gens seront tentés de devenir marionnettistes et de choisir Trump dans le seul but de brouiller les cartes et voir ce qui arrivera.

Vous souvenez-vous de 1998, année où un lutteur professionnel est devenu gouverneur du Minnesota? Le Minnesota est l’un des États les plus intelligents du pays, et ses citoyens ont un sens de l’humour assez particulier. Ils n’ont pas élu Jesse Ventura parce qu’ils étaient stupides et croyaient que cet homme était un intellectuel destiné aux plus hautes fonctions politiques. Ils l’ont fait parce qu’ils le pouvaient. Élire Ventura a été leur manière de se moquer d’un système malade. La même chose risque de se produire avec Trump.

Un homme m’a interpellé la semaine dernière, lorsque je rentrais à l’hôtel après avoir participé à une émission spéciale de Bill Maher diffusée sur HBO à l’occasion de la convention républicaine: “Mike, nous devons voter pour Trump. Nous DEVONS faire bouger les choses!” C’était là l’essentiel de sa réflexion.

Faire bouger les choses. Le président Trump sera l’homme de la situation, et une grande partie de l’électorat souhaite être aux premières loges pour assister au spectacle.

La semaine prochaine, je vous parlerai du talon d’Achille de Donald Trump et des stratégies que nous pouvons employer pour lui faire perdre l’élection.

Cordialement,

Michael Moore

Ce billet de blog a initialement été publié sur The Huffington Post et traduit de l’anglais par Pierre-Etienne Paradis.

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Trump Down Just 273-265 in RCP’s Electoral College: All The Latest Polls

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By JAMES BARRETT

With just six days left until Americans go to the polls, Hillary Clinton’s once commanding national lead has collapsed to less than 2 points. Once hopelessly behind in the electoral count, Donald Trump has now surged to within striking distance. Real Clear Politics’ state poll averages puts the electoral contest at 273 to 265 in favor of Clinton — a dramatic tightening from just two days ago when it was a 304 to 234 Clinton landslide.

After suffering a bloody October, where all of the business mogul’s positive momentum from September was undone, he began to climb again in the national polls over the last two weeks, while Clinton has faltered following a series of deeply damaging headlines — most notably the reopening of the FBI’s investigation into her private email server. Though Trump is still behind in the count, he has taken the lead in some key battleground states — including Arizona, Nevada, and North Carolina — and is edging out Clinton in the traditional swing states of Ohio and Florida.

If the election were held today, Real Clear Politics’ average of state polls, without any “toss-up” states included, gives Clinton 246 electoral votes and Trump 164, which puts the Democrat  24 votes below the 270 required to win the election. A week ago, Clinton held 272 electoral votes to Trump’s 126. Clinton’s current vote count is an over 40-vote improvement for her since late September, but a 26-point slip over the last week. Meanwhile, Trump has regained the 40 or so votes he lost in mid-October. Below is RCP’s Electoral College Map based on current state poll averages as of Nov. 2:

And here is the No Toss Ups Map, which shows Clinton barely besting Trump 273 to 265 as of Nov. 2 (less than a week ago the count was 333 to 205):

As of Nov. 1, RCP’s general election average for the four-candidate race — which includes the Libertarian Party’s Gary Johnson and the Green Party’s Jill Stein — finds Clinton with a 2.2% advantage (45.3 – 43.1), a 2-point slip from a week ago and a 4-point slide from mid-October. Four of RCP’s seven featured polls show Clinton ahead, though the most recent (ABC/Wash Post, IBD/TIPP, and Rasmussen) show the race to be a dead heat. Clinton’s largest lead is 6 points (NBC News/SM, last updated 10/30).

As of Nov. 1, RCP’s head-to-head survey average finds Clinton holding a slightly narrower lead: 1.7-points (47.2 to 45.5), down over 4 points since three weeks ago. Clinton currently leads in four of RCP’s six featured polls, her largest lead 7 points (NBC News/SM). Trump leads by 6 points in the LA Times/USC tracking poll, which has consistently shown more favorable numbers for the Republican than other polls, a result the pollsters attribute to the survey including a “bloc of disaffected [Trump] voters” ignored by other polls. The IBD/TIPP tracking poll finds the two candidates tied.

FAVORABILITY & BETTING ODDS

Both candidates have been polling at higher negatives than any previous two presidential frontrunners, even during times when one candidate has experienced positive movement. Clinton’s favorability by average currently sits at -9.3 points, while Trump’s favorability is 11.7 points worse at -21.

The betting odds for the two candidates tightened about 10 points in the last week, though Clinton is still heavily favored, 72.2% to 26.5%.

While national polls and favorability ratings are important indicators of the overall popularity of candidates, the state-by-state polls are, of course, what really matters. Below are the most recent polling numbers for 16 battleground states, including the three traditional key swing states.

FLORIDA

In Florida, as of Oct. 30, RCP’s poll average finds Trump back in the lead, though by a narrow margin. In a four-way contest, Trump holds a razor-thin 1% lead (45.5 – 44.5). The results of the two-way polls show a similar gap: 0.8% (45.9 – 45.1). The two candidates were tied in late September. Clinton led the state by over 4% in mid-August and over 2% in mid-October.

OHIO

In Ohio, as of Oct. 30, Trump maintains a slightly stronger lead over Clinton. In a four-way race, Trump leads by 2.5% (46.8 – 44.3) and by the same margin in the head-to-head surveys (46.8 – 44.3). Trump held an over 3-point lead in the first week of October, while Clinton led by 5 points in late August.

PENNSYLVANIA

In Pennsylvania, as of Oct. 30, Clinton holds a solid 6-point lead in a four-way contest (47.2 – 41.2), a 3-point slip from a month ago. Head-to-head surveys show her with the same advantage (47.2 – 41.2). In mid-October, Clinton held an over 9-point lead.

OTHER BATTLEGROUND STATES

Below are thirteen other battleground states ranked from narrowest to widest margins (numbers based on RCP’s averages as of Nov. 2 of the most current surveys). In general, most of the races have tightened over the last two weeks, with Trump managing to flip three key states (Nevada, North Carolina, and Arizona) over the last couple of days, though he leads by very narrow margins in all three. Trump currently leads in six of the thirteen states listed below (he led in only 3 last week).

In October, Clinton regained the leads she lost the previous month in Nevada, North Carolina,  and Colorado, but lost two of those over the last week and has now slipped behind Trump in Arizona, where the two candidates have been trading leads for the last two months. In the seven other battleground states listed below, Clinton has a 4-point advantage or better, though most of the gaps have shrunk in the last week.

NEVADA: Trump +0.5 (44.8 – 44.3)

NORTH CAROLINA: Trump +0.7 (47 – 46.3)

IOWA: Trump +1.4 (41.7 – 40.3)

ARIZONA: Trump +1.5 (45 – 43.5)

COLORADO: Clinton +4 (44 – 40)

GEORGIA: Trump +4 (47.5 – 43.5)

NEW HAMPSHIRE: Clinton +4.7 (46 – 41.3)

VIRGINIA: Clinton +4.7 (47 – 42.3)

MINNESOTA: Clinton +5 (45.3 – 40.3)

WISCONSIN: Clinton +5.7 (47 – 41.3)

MAINE: Clinton +6.6 (45.3 – 38.3)

MICHIGAN: Clinton +7 (47 – 40)

MISSOURI: Trump +8 (48 – 40)

HOW DID WE GET HERE?

Clinton, who once held an 11-point lead by average in late March, saw her commanding lead evaporate over the next four months. After dramatic movement for Trump in late May, including a brief national lead following the Republican National Convention and the FBI’s damaging report on Clinton’s private email server, the two candidates were deadlocked at 44.3% on July 29, the day after the Democratic National Convention. Over the next three weeks, however, Clinton built an 8-point lead nationally. In late August, Clinton’s lead began to slip as Trump made a series of smart political moves—including visiting Louisiana in the aftermath of the flooding, meeting with the president of Mexico, and giving a number of strong policy speeches—while Clinton appeared to be bunkering down amid more bad headlines about the Clinton Foundation, her private email server, and her continued health problems. In October, Clinton’s lead, which hovered at around 2 points, began to climb after Trump’s sub-par debate performance, ugly public feud with a former Miss Universe, the release of a decade-old recording of him making lewd comments about women, and a series of accusations of sexual harassment. Though the damning revelations about the Clinton campaign and the investigation into her emails had largely been ignored by the media and the wider public through most of October, the FBI’s bombshell announcement on Oct. 28 that it had reopened the investigation into her private server has begun to impact polling.

How has FBI probe affected Clinton’s numbers?

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The bad news for Hillary Clinton is that the polls had already begun to tighten both nationally and in some key battleground states before FBI chief James Comey announced a new inquiry into her email use.

In the ABC News/Washington Post tracking poll for example, Mrs Clinton was ahead of Donald Trump by 12 points on 23 October, but that lead had narrowed to one point a week later.

Enthusiasm for Mrs Clinton had slipped slightly in that poll, with the number of her supporters who said they were very enthusiastic about her down from 51% to 47%.

Polls do tend to tighten as election day approaches anyway, but at the moment it’s unclear what if any effect news of the FBI inquiry will have.

In a CBS poll of 13 battleground states, 52% of voters said they expected the emails to contain “more of what we already know” and most of those who said they were less likely to vote for Mrs Clinton were Republicans.

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