Irma au niveau maximum, menace les Antilles et la Floride

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L’ouragan Irma est le «premier cyclone de catégorie 5» à frapper le nord des Antilles.

Agence France-Presse
MARIGOT

Écoles et administrations fermées, populations du littoral évacuées: les Petites Antilles, désormais en partie en vigilance rouge, se préparent à l’arrivée d’Irma, l’ouragan passé en catégorie 5, qui pourrait ensuite toucher Haïti et la Floride.

Irma est devenue mardi «un ouragan extrêmement dangereux» de catégorie 5, soit le maximum de l’échelle qui mesure ces phénomènes, a annoncé le Centre américain des ouragans (NHC).

Mardi, l’évacuation par la gendarmerie de plusieurs quartiers situés en zone inondable ou submersible a commencé à Saint-Martin, a constaté un correspondant de l’AFP.

Saint-Martin et Saint-Barthélémy, deux îles françaises, sont particulièrement menacées par le cyclone. «Le scénario le plus probable est un passage du coeur du phénomène, zone la plus intense, à proximité immédiate des îles du Nord mercredi, du lever du jour jusqu’en milieu d’après-midi», a indiqué Météo-France.

C’est la première fois que les deux îles connaîtront un cyclone de cette catégorie. Elles ont été placées mardi en alerte rouge cyclonique, synonyme de confinement de la population, avant un passage en «violet» (plus haut niveau de vigilance).

«Nous sommes face à une problématique majeure qu’on n’a pas connue depuis plus de 20 ans», a souligné Anne Laubies, préfète déléguée des deux îles, exhortant les «11 000 personnes» vivant dans des zones à risque à les évacuer.

«La situation sera très dangereuse pour tous. Sont attendus des vents de 200 km/h, avec des rafales pouvant atteindre 280 km/h, des précipitations de l’ordre de 200 à 300 mm et une forte houle cyclonique avec des creux de plus de 10 m», a indiqué la préfecture.

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Des gens achètent des matériaux pour protéger leurs habitations à Porto Rico.

Deux centres d’hébergement supplémentaires ont été ouverts, portant le nombre d’abris anticycloniques à 11, pour une capacité d’accueil de 921 personnes. Les lieux de culte ont également été mobilisés.

«Plus haut risque»

À la mi-journée, le cyclone se trouvait à environ 370 km à l’est de la Martinique, 335 km de la Guadeloupe et encore 500 km des îles du Nord.

Selon Météo-France, «il est possible que l’oeil du cyclone passe directement sur une des deux îles du Nord en fin de nuit et courant de matinée» mercredi, heure locale.

Il devrait ensuite prendre le chemin des Iles Vierges britanniques puis, mercredi soir, atteindre Porto Rico, avant de continuer vers la République dominicaine et les Bahamas.

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L’ouragan, qui se déplace à 22 km/h, est «à l’image des ouragans Luis (1995 St-Martin) ou Hugo (1989 Guadeloupe, 15 morts)», qui avaient causé d’importants dégâts et des milliers de sinistrés, a insisté Météo-France.

Irma est désormais plus puissant que l’ouragan Harvey qui a récemment frappé le Texas et la Louisiane, faisant au moins 42 morts et plus de 100 milliards de dégâts matériels.

En Floride, qui pourrait être touchée, les habitants faisaient mardi des réserves de nourriture, eau et piles depuis que le gouverneur, Rick Scott, a déclaré que son État était en situation d’«urgence».

Dans la partie néerlandaise de Saint-Martin (Sint Maarten), des militaires basés à Curaçao et Aruba sont arrivés lundi en renfort, ainsi que dans les îles voisines de St-Eustache et Saba. Deux navires, dont un équipé d’un hélicoptère, ont également été envoyés sur place.

À Porto-Rico, le gouverneur a mobilisé la garde nationale et annoncé l’ouverture d’abris pour accueillir la population.

«En plein dedans»

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En Guadeloupe, la population a été invitée à s’approvisionner en eau, nourriture et piles. Depuis le week-end, les rayons des supermarchés se vident peu à peu.

À Saint-Barth, Saint-Martin et en Guadeloupe, les écoles sont fermées au moins jusqu’à mercredi inclus. Les administrations publiques le seront aussi mercredi.

La population s’est également approvisionnée en eau, nourriture et piles. «Ça commence à être la pénurie. On a fait des réserves de bouteilles d’eau, mais on n’a pas pu acheter de réchaud pour le moment où il n’y aura plus d’électricité», a expliqué Olivier Toussaint, 41 ans, à Saint-Martin, joint au téléphone par l’AFP. «On va être en plein dedans. L’intensité du cyclone nous inquiète de plus en plus», a-t-il avoué.

À Saint-Barth, nombreux ont fait la queue dans les stations-service, ont coupé et taillé les arbres autour des habitations et calfeutré fenêtres et portes, a constaté l’AFP.

Les hôpitaux doivent avoir «72 heures d’avance en médicaments, nourriture et eau potable» et des équipes médicales de secours ont été acheminées vers Saint-Martin.

La cellule interministérielle de crise a été activée mardi par le premier ministre, Edouard Philippe, et une soixantaine de professionnels de la sécurité civile ont été envoyés en renfort dans les deux îles. Dans tous les ports, les bateaux ont été mis à l’abri ou évacués au sud de la Guadeloupe.

La Martinique a quant à elle été placée en «alerte rouge pour mer dangereuse» et en «alerte jaune pour vents forts» et «fortes pluies».

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