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Obama sera réélu selon… les mathématiques

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Selon le professeur Lichtman, le président Barack Obama... (Photo: Larry Downing, Reuters)

Selon le professeur Lichtman, le président Barack Obama (notre photo) possède actuellement 10 clés. Il faudra qu’il en perde trois pour que l’élection bascule en faveur de son probable opposant républicain Mitt Romney. Mais un tel effondrement à l’approche de la phase finale de l’élection est très improbable.

Barack Obama va remporter la présidentielle de novembre: c’est en tout cas ce que prédit une modélisation mathématique fondée sur l’analyse des présidentielles américaines de 1860 à 1980, selon son co-inventeur Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University.
Le probable adversaire de M. Obama, le républicain Mitt Romney mène une longue et coûteuse campagne électorale pour tenter de le détrôner, mais le président peut dormir sur ses deux oreilles, selon M. Lichtman.
«Même si je suis conservateur, je ne vois pas comment Obama peut perdre», a affirmé dès le mois d’août cet historien et professeur d’université au magazine US News and World Report.
Aujourd’hui encore il se tient à sa prédiction.
Le système mis au point en 1981 avec le mathématicien russe Volodia Keilis-Borok, comprend 13 variables ou «clés» qualifiées de «positives» ou «négatives». Le parti au pouvoir ne doit pas récolter plus de cinq clés négatives s’il veut l’emporter.
Le professeur Lichtman n’est pas un augure comme les autres. Avec sa méthode des 13 «clés» de la Maison-Blanche, il a obtenu 100% de réussite depuis qu’il a commencé à l’appliquer au début des années 1980. Le professeur a publié sa méthode dans un livre. Avec son système, l’expert a également désigné avec succès, rétroactivement, les noms de tous les présidents depuis 1860.
En 2012, «je ne pense pas que (Romney) puisse inverser la tendance» car selon lui «les élections présidentielles sont essentiellement des référendums sur les performances du parti au pouvoir».
Autrement dit, «il n’y rien ou peu de choses que le parti d’opposition (républicain) puisse faire pour changer l’issue de l’élection».
Les 13 clés évaluent la force du parti sortant, la perception du bilan de la présidence sortante, et les échecs sur des sujets comme l’économie et les affaires étrangères, ainsi que la popularité du sortant et de son adversaire.
Bill Clinton a «adoré»
Selon le professeur Lichtman, M. Obama possède actuellement 10 clés. Il faudra qu’il en perde trois pour que l’élection bascule en faveur de son probable opposant républicain Mitt Romney. Mais un tel effondrement à l’approche de la phase finale de l’élection est très improbable.

Nate Silver, un analyste du New York Times, a assuré sur son blogue que les «clés» étaient subjectives. Mais le professeur de l’American University a rétorqué que «le monde est subjectif».
M. Lichtman a aussi été critiqué pour avoir attribué à M. Obama la clé des «changements majeurs en politique intérieure» ce qui accrédite la réforme de la couverture maladie du président malgré son impopularité.
Mais en 1991, le gouverneur de l’Arkansas, quasi inconnu à l’époque, Bill Clinton s’était intéressé à la méthode de M. Lichtman. Sa conseillère Kay Goss a expliqué à l’AFP: «j’ai donné un exemplaire (du livre de M. Lichtman) au gouverneur Clinton et il a adoré».
Après la guerre du Golfe, le président George Bush père jouissait d’une cote élevée et peu de démocrates étaient tentés par une aventure présidentielle. M. Lichtman voyait cela différemment: selon lui, la méthode des «clés» indiquait que M. Bush pouvait être battu. La victoire de Bill Clinton à l’élection de 1992 lui a donné raison.
En novembre, selon M. Lichtman, la victoire de M. Obama est acquise sauf en cas de «catastrophe économique», de «terrible désastre à l’étranger» ou encore de «scandale présidentiel».
En 2016, lors de l’élection présidentielle suivante, plusieurs «clés» sont déjà en faveur des républicains, selon M. Lichtman. En particulier si M. Obama l’emporte cette année. «Allez-y», conseille le professeur aux républicains, «parce que cela sera vraisemblablement une meilleure année pour les républicains que maintenant».

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