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Cela fait presque un mois que Trayvon Martin, 17 ans, a été tué par George Zimmerman, 28 ans, dans une rue de Sanford, près d’Orlando en Floride.
La police locale refusant toujours de poursuivre George Zimmerman, l’affaire a pris des proportions nationales. Hier, la famille a manifesté à New York avec des centaines de manifestants en hoodies, sweat-shirt à capuche.
George Zimmerman voulait faire carrière dans la police mais il avait eu quelques démêlés avec la loi. Il avait un permis de port d’arme et se sentait investi de la mission de protéger le quartier. Selon le Miami Herald, il avait appelé la police à 46 reprises depuis le 1er janvier 2011 pour signaler des incidents, des vitres laissées ouvertes.
Il était assis dans sa camionnette, à surveiller le quartier quand Trayvon Martin est passé, sur le chemin du magasin 7-Eleven où il était allé acheter les bonbons et une canette de Arizona Iced tea, pendant la mi-temps du match de basket. Contrairement à Zimmerman, l’adolescent n’habitait pas dans le quartier. Il était venu de Miami visiter des proches. George Zimmerman a appelé les secours d’urgence et signalé un type « vraiment louche » marchant lentement et regardant les maisons.
Le père de Zimmerman a nié tout racisme affirmant que « George est hispanique et qu’il a grandi dans une famille multiraciale ».
Comme l’a écrit Charles Blow, chroniqueur et « père de deux teenagers noirs », dans le New York Times, cette affaire est une tragédie. Mais si personne n’est tenu responsable de la mort de Trayvon, la tragédie sera plus grande encore. Pour lui, c’est le « fardeau des garçons noirs en Amérique ».

























































