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Évacuations massives et inondations sur la côte est américaine

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(Seaside, New Jersey) La côte est des États-Unis se prépare au pire alors que l’ouragan Sandy se dirige de plein fouet vers le New Jersey et le Delaware. L’état d’urgence a été déclenché dans une dizaine d’états américains, du Connecticut à South Carolina, en prévision de la tempête qui devrait frapper demain.
Des milliers d’Américains devaient obligatoirement évacuer les îles du New Jersey avant 16h00. À partir de maintenant, les autorités policières avertissent qu’ils ne pourront possiblement plus prêter secours aux habitants. La zone d’évacuation s’étend sur une distance de près de 200 kilomètres, entre Sandy Beach et Cape May. Elle comprend aussi la ville d’ Atlantic City, qui a été forcée de fermer tous ses casinos et quelques zones inondables. Des écoles de la région ont été ouvertes pour accueillir les sinistrés des îles, mais aussi de la côte, qui menace d’être frappée par des pannes d’électricité et par des inondations historiques en raison de la pleine lune demain soir.
Vers 16h, l’eau avait déjà commencé à monter sur les berges des îles de Seaside et de Long Beach, qui sont situées directement sur la trajectoire de Sandy. Les prochaines heures laissent présager le pire alors que la marée sera haute et que la tempête s’intensifiera.
Les vents, qui soufflaient à environ 40 km/h devrait pratiquement doubler de vitesse. Les météorologues prévoient que les ponts qui donnent accès aux îles pourraient être submergés d’ici ce soir.
Stanley et Ann, deux citoyens dans la soixantaine de l’île de Long Beach ont choisi de faire fi de l’état d’urgence et d’affronter la tempête à l’intérieur de leur maison. Pour éviter les dommages, l’homme a monté tous ses meubles sur des caisses de lait et installé des pompes partout dans son sous-sol.
«On vit ici, c’est notre destin», a dit le vendeur d’automobiles usagées. «On en a vu tellement d’autres! On a tout le nécessaire pour survivre plus d’une semaine coupés du monde. Et si les inondations perdurent nous avons un kayak pour sortir d’ici.»
Hurricane Sandy Resource Center
L’un de ses voisins, Rick Simpson, n’était pas prêt à courir le même risque. «Vous ne me verrez plus d’ici cinq minutes!» a-t-il déclaré alors qu’il attachait son bateau sur une remorque.
«Nous sommes à la pointe de l’île, exactement à l’endroit où l’eau de l’océan et la baie sont entrés en collision lors de la tempête de 1972, la pire que l’on a connu et qui a emporté plusieurs maisons. Cet ouragan s’annonce encore pire. À un moment donné, il faut accepter que la nature est plus forte que nous.»
L’île de Seaside, un peu plus au nord ressemblait déjà à une ville fantôme lors de notre passage ce matin. L’endroit, qui attire généralement des foules pour ses parcs d’attractions, ses mignonnes maisonnettes à l’ombre des dunes de sable et ses vedettes de la célèbre émission de téléréalité Jersey Shore, était presque désert. Seuls quelques curieux ont risqué de s’aventurer sur la plage, alors que des vagues de plus en plus hautes se fracassaient sur les quais perchés sur des pilotis d’au moins 20 mètres de haut.
Chris Christie,Gouverneur du New Jersey
«Je suis stupéfait», s’est exclamé Darin Petro, 45 ans, en fixant la scène. «Je me baigne sur cette plage depuis l’âge de 5 ans et je n’ai jamais vu de vagues aussi hautes! C’est extraordinaire de voir ça, mais ça fait vraiment craindre les dommages.»
Aux quatre coins de l’île, commerçants et citoyens s’affairaient à placarder les fenêtres et à poser des sacs de sable autour des bâtiments lors du  de notre passage.
Ed Verna, un homme trapu de 76 ans, a vécu à Seaside toute sa vie. Le retraité, qui a notamment travaillé comme sauveteur sur la plage de 1953 à 1963, a été témoin de cinq ouragans depuis son enfance, mais c’est la première fois qu’il se résigne à quitter sa maison. «J’en ai vu d’autres, mais les médias disent que ce sera la tempête du siècle, donc ma femme panique, elle veut partir», a-t-il laissé tomber, pelle à la main, alors qu’il remplissait lui-même ses sacs de sable. «Les ouragans que j’ai vécus ont été assez violents. Les routes se transforment en rivières et ça fait un vacarme comparable à un train de marchandises qui passe au-dessus de nos têtes. Le vent est si fort que des clôtures de métal et des toitures s’envolent. J’ai vu des maisons de trois étages s’affaisser», a-t-il décrit.
Une vingtaine de mètres plus loin, Jim s’affairait à placarder les maisons d’un cottage. Sa famille respectera l’avis d’évacuation, a-t-il affirmé, même s’il est difficile d’abandonner sa maison. «On sait qu’il y aura des gens qui vont rester, mais les ponts qui nous relient à la terre ferme risquent d’être submergés alors rendu là, ce sera chacun pour soi.»

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