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Russie : Des députés quittent la Douma pour protester contre Poutine

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Le chef du Parti libéral-démocrate de Russie, Vladimir... (Photo: Alexsey Druginyn, Reuters)

Le chef du Parti libéral-démocrate de Russie, Vladimir Jirinovski, prend la parole devant la Douma sous le regard du président élu et premier ministre Vladimir Poutine. Des députés ont quitté mercredi la chambre basse du Parlement en signe de protestation, infligeant une «gifle» sans précédent à M. Poutine.
Des députés russes ont quitté mercredi la Douma (chambre basse du Parlement) en signe de protestation, infligeant un camouflet sans précédent au président élu Vladimir Poutine qui y présentait son bilan de premier ministre, par ailleurs vivement critiqué par l’opposition communiste.
Les députés du parti d’opposition Russie juste (64 des 450 députés) ont quitté la salle pour protester contre les propos de M. Poutine sur une grève de la faim à Astrakhan (sud-ouest de la Russie), observée depuis le 16 mars par un membre de ce parti, Oleg Cheïn, et plusieurs de ses partisans.
Ceux-ci dénoncent la victoire, émaillée de fraudes selon eux, du candidat du parti du pouvoir Russie unie aux municipales du 4 mars à Astrakhan.
«Pour autant que je sache, votre collègue Cheïn a commencé sa grève de la faim, mais il ne s’est toujours pas pourvu en justice. Franchement, c’est plutôt bizarre», a déclaré M. Poutine, qui le 7 mai sera investi à la présidence pour un nouveau mandat, cette fois de six ans, après quatre ans passés au poste de premier ministre.
«Nous espérions, Vladimir Vladimirovitch, que vous auriez une réponse. Malheureusement, vous n’en avez pas», a déclaré le chef de Russie juste, Sergueï Mironov, dont le parti jusqu’à présent docile s’est joint à la contestation de ces derniers mois.
M. Poutine a botté en touche, indiquant que le pouvoir exécutif n’avait pas la prérogative de faire annuler un scrutin et soulignant que «toute minorité doit respecter la majorité».
L’incident constitue un sérieux affront à l’homme fort de la Russie, par ailleurs confronté après les législatives de décembre à un mouvement de contestation inédit depuis son arrivée à la tête du pouvoir en 2000.
Remportées par Russie unie, ces législatives ont été marquées selon des observateurs indépendants par des fraudes massives, poussant des dizaines de milliers de Russes à descendre dans la rue.
Dans son discours introductif à la Douma, M. Poutine a concédé que le pays avait traversé «une période de tensions».
Mais, répondant à une question sur la possibilité de limiter désormais strictement à deux le nombre des mandats présidentiels qu’il serait possible d’exercer, et non plus à deux mandats consécutifs, il a souligné que cela ne le concernait pas, évoquant la possibilité d’un quatrième mandat présidentiel qui le maintiendrait au pouvoir jusqu’en 2024.
«J’ai la possibilité de travailler maintenant, et le mandat suivant, si la situation le permet, si je le veux», a-t-il déclaré.
Présentant son bilan économique, il a souligné que la Russie était devenue «plus forte» sous sa direction.
«Nous ne devons pas avoir honte de nos résultats», a-t-il dit, estimant que l’économie russe avait surmonté les conséquences de la crise de 2008-2009, tout comme les remous financiers de 2011 en Europe.
Il a été vivement interpellé par le chef du Parti communiste Guennadi Ziouganov, qui a estimé que la Russie «ne pouvait survivre avec cette politique».
«Nous occupons la première place pour le recul de la population, les suicides d’enfants et de vieillards, la drogue, la corruption sauvage, les catastrophes aériennes et les accidents», a lancé M. Ziouganov.
«Le pays, parmi les plus riches du monde, s’affaire pour l’essentiel à extraire des ressources naturelles, à les vendre sur les marchés mondiaux, en tire des revenus énormes, et investit cet argent dans l’achat de marchandises étrangères», a-t-il ajouté.
Mais M. Poutine a de son côté assuré que la Russie ferait partie «dans les deux-trois prochaines années (…) des cinq principales économies du monde».
Il a promis de faire de la lutte contre le déclin démographique une priorité et appelé à un «retour aux valeurs de base» pour y parvenir.
Il a aussi défendu le soutien qu’offre la Russie à l’OTAN pour ses opérations en Afghanistan, soulignant que, dans le cas contraire, ce serait aux soldats russes d’y combattre.

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