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Le coin de l’histoire, par Charles Dupuy : Le câble transatlantique au Cap-Haïtien 

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Louis Etienne Lysius Félicité Salomon

13eme President d’Haiti (26 Octobre 1879-10 Aout 1888)

C’est sous la présidence de Salomon et en présence de celui-ci que fut inauguré le service international du câble télégraphique sous-marin au Môle Saint-Nicolas. Le réseau devait s’étendre à d’autres villes du pays parmi lesquelles, le Cap-Haïtien. Le câble sous-marin assurait les communications aux quatre coins de la planète et représentait à l’époque, une extraordinaire avancée technologique. Toutefois, au fil des années, le câble sous-marin sera délaissé et il n’en restera plus chez nous que des vestiges, de tristes vestiges qui firent leur surprenante apparition dans le courant des années 1960 quand, alors que l’on effectuait des travaux de dragage dans le port du Cap, on vit sortir des flots tout un écheveau de câbles abandonnés qui, à une certaine époque, reliait la ville au reste du monde.

          Au début de la Grande Guerre, les sous-marins allemands, les fameux U-Boat, coupèrent de façon systématique tous les câbles transatlantiques reliant l’Europe au continent américain. La seule ville dont les câbles furent épargnés par les submersibles du Kaiser, et cela sans que personne ne pût trouver une bien claire explication à la chose, se trouva être… le Cap-Haïtien. La compagnie française qui exploitait le câble transatlantique dépêcha alors en catastrophe une vingtaine de jeunes techniciens au Cap, avec la délicate mission de gérer cet unique et fragile lien de communication télégraphique qui restât entre l’Europe et l’Amérique.

         Le séjour de cette équipe de techniciens allait s’étirer et c’est ainsi qu’au fil des années la plupart de ces jeunes hommes s’installèrent si bien dans le pays qu’aucun d’entre eux ne retourna en terre de France. En effet, l’un après l’autre, ils épouseront des filles du pays, des Capoises la plupart du temps. Quelques-uns se reconvertirent dans le commerce où, en peu d’années, les plus habiles amassèrent de coquettes fortunes. On aura compris qu’ils avaient fait souche en Haïti, ce pays qui était devenu leur nouvelle patrie, une patrie où ils prospérèrent et laissèrent une nombreuse descendance.

Charles Dupuy 

coindelhistoire@gmail.com (514) 862-7185

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