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Brèves nouvelles d’Haiti, 26 Juin 2015

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Poursuite de l’instruction judiciaire du dossier de Clifford Brandt

La procédure d’instruction du gang de Clifford Brandt n’est toujours pas bouclée. Le Parquet de Port-au-Prince n’a pas soumis une requête pour la comparution de Clifford Brant, accusé de kidnapping, lors de la prochaine assise criminelle.

Le doyen a.i. du tribunal de première instance de la capitale, Bernard Saint Vil, a révélé a radio Métropole que le dossier de Clifford Brandt n’a pas été soumis par le commissaire du gouvernement.

Le dossier de M. Brandt, qui comporte des chefs d’accusation tel enlèvement contre rançon, doit être entendu par les assises criminelles sans assistance de jury qui ont débuté le 8 juin dernier.

Il s’agit des assises criminelles réalisées dans le cadre de l’opération coup de poing du ministère de la justice visant à combattre la détention préventive prolongée. Depuis deux semaines deux audiences sont réalisées quotidiennement, assure le juge Saint Vil rappelant que ces audiences s’inscrivent dans le cadre du fonctionnement régulier du tribunal.

Plus de 250 dossiers sont en attente au tribunal de première instance. Les assises criminelles avec assistance de jury seront réalisées en juillet 2015.

15 personnes accusées de crime de sang comparaitront par devant ces assises, explique le juge Saint Vil confirmant que toutes les dispositions ont été adoptées pour la réalisation de la seconde assise de l’année judiciaire.

Des organisations appellent à la garantie des droits des enfants pendant les déportations

Un groupe d’organisations œuvrant pour la protection des enfants en République Dominicaine et en Haïti appelle les deux gouvernements à prendre les mesures nécessaires pour éviter une crise humanitaire en protégeant les droits des enfants et des adolescents à risque d’être expulsés de la République dominicaine .

Plan International, Save the Children et World Vision République dominicaine et Haïti demandent que les enfants restent avec leurs familles, ce qui empêchera la déportation des adultes sans leurs enfants et le transport des enfants collectivement avec des étrangers courant donc ainsi le risque d’être bloqués à la frontière.

Ces organisations sont en outre, préoccupées par la possibilité de déporter des enfants et adolescents dominicains sans papiers en raison de leurs traits de visage et la couleur de leur peau.

En République Dominicaine, il y a plus de 524,000 étrangers, selon la première enquête nationale auprès des immigrants (ENI-2012), approuvée par le Bureau national des statistiques. De ce total, 458,233 personnes sont nées en Haïti, ce qui représente 87,3% de la population immigrée, tandis que 66,399 personnes, (12,7%) sont originaires d’autres pays. Ce qui révèle la prédominance des immigrants haïtiens et une vulnérabilité accrue des enfants de cette population. Recommandations

– Mettre en œuvre le protocole d’entente sur les mécanismes de rapatriement, signé par la République Dominicaine et Haïti en 1999, complété par des directives spéciales qui offrent plus de garanties pour la protection des enfants conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par les deux pays.

– Veiller au respect de la dignité des enfants dans les cinq centres envisagés par le gouvernement dominicain en vue de la vérification de l’état de l’immigration des personnes avant leur déportation finale.

– Poursuivre le processus de dialogue, de la participation des représentants de la société civile des deux pays. Il est également important de considérer que le délai imparti aux personnes inscrites pour compléter leurs dossiers, sans être expulsées soit garanti.

– Garantir l’accès à l’eau potable et droits fondamentaux, tels que la nourriture, la santé, l’éducation et des installations adéquates pour les loisirs des enfants et des installations d’assainissement et assurer une protection contre les agressions physiques, verbales ou sexuelles au cours de ce processus.

– Fournir un soutien psychoaffectif aux enfants et à leurs familles dans le processus de régularisation et la déportation.

– Garantir le droit à la citoyenneté aux enfants nés en République Dominicaine ou qui ont immigré avec leurs parents dont l’existence ne figure dans les documents officiels, pour éviter le risque d’apatridie.

Lors d’une conférence de presse au siège de World Vision en République Dominicaine, les organisations ci-dessus se sont engagées à travailler avec les familles et les gouvernements afin d’assurer que les droits des enfants soient garantis pendant ce processus.

Des Conseillers électoraux sont l’objet de menaces selon Me Néhémie

Le Conseil électoral provisoire fait l’objet de menace de la part de responsables de partis ou de candidats écartés. C’est ce que révèle le Conseiller Néhémie Joseph.

Le conseiller accuse notamment les responsables de la plateforme Vérité d’avoir émis des menaces.

Il affirme également que le collectif des candidats écartés en veut à sa vie ainsi qu’à celles de plusieurs de ses collègues.

En réaction, le coordonnateur du collectif des candidats exclus dément avoir l’intention d’attenter à la vie des conseiller électoraux.

L’ancien député Jonas Coffy écarte les accusations de maître Nehemy Joseph, à qui il demande de prouver ses allégations.

Par ailleurs, Le conseiller Néhémie Joseph affirme que les personnalités écartées de la course électorale, l’ont été pour de bonne raison.

Il rappelle, par exemple, que Laurent Lamothe n’avait pas de décharge pour sa gestion en tant que premier ministre ou que Rudolph Boulos n’a pas fourni à temps le certificat prouvant qu’il avait renoncé à la nationalité américaine.

Aucun délai supplémentaire ne sera accordé aux retardataires précise Néhémie Joseph qui annonce que d’autres candidats peuvent encore être écartés si l’on prouve qu’ils ne répondent pas aux prescrits du décret électoral.

Des employés de la fonction publique honorés

La journée mondiale de la fonction publique a été célébrée ce mardi, à Port-au-Prince. L’office de management et des ressources humaines, OMRH, avait organisé une cérémonie pour marquer cette date.

« Pour une fonction publique au service de la population » C’est autour de ce thème que l’office de management et des ressources humaines a célébré la journée mondiale de la fonction publique ce mardi. Il s’agissait pour l’OMRH de mettre en valeur le travail des fonctionnaires et de mener d’importantes réflexions sur le rôle de ces derniers dans les services publics en Haïti.

A cette occasion, les autorités ont renouvelé leur engagement de travailler en vue de mettre en place une administration publique moderne, qui soit capable de fournir des services de meilleure qualité à la population.

Signalons que dans le cadre de la cérémonie marquant la journée mondiale de la fonction publique ce mardi a Port-au-Prince, une quarantaine de fonctionnaires ont reçus des plaques d’honneur de la main des autorités.

Le CEP confirme les législatives du 9 aout

Les conseillers électoraux continuent d’exprimer leur détermination à réaliser le premier tour des élections législatives, le 9 août 2015 suivant le calendrier électoral.

Le conseiller Jacseus Joseph promet que les bulletins de vote imprimés par une firme saoudienne, seront disponibles au 15 juillet 2015. Il juge que les hauts cadres du CEP disposeront du temps nécessaires pour mettre la dernière touche avant les joutes.

Au début du mois les conseillers électoraux avaient évalué la capacité des 141 Bureaux Electoraux Communaux (BEC), organismes déconcentrés chargés de superviser les opérations de vote dans les communes.

En dépit des appels pressants de plusieurs partis politiques, réclamant le report des législatives, le vice président du CEP, Pierre Manigat Junior, a rappelé que le cap est maintenu pour le 9 août. Nous ferons tout ce qui est possible avec les ressources financières disponibles, a insisté M. Manigat.

En début de semaine le CEP a reçu 4 800 kits électoraux et 1 800 kits de formation comportant des matériels non sensibles entre autres urnes, isoloirs, encres et lampes solaires.

Pour M. Manigat ceci doit permettre de dissiper tout doute en ce qui concerne la réalisation du scrutin.

Entre temps le climat électoral s’est détérioré en raison de la mobilisation de plusieurs acteurs politiques contre le CEP. Les conseillers électoraux sont sur la défensive en raison l’appel au départ du CEP lancé par de nombreux candidats exclus.

Hausse des prix des produits alimentaires sur le marché local

Le mouvement socio-politique des travailleurs et des citoyens déplore la hausse des produits alimentaires sur le marché local.

Selon les responsables de cette organisation, cette situation est due à la dépréciation de la gourde par rapport au dollar.

Ils en rendent responsables les autorités étatiques qui ont longtemps fait montre de mauvaise gouvernance et annoncent une marche pour le 3 juillet prochain pour dire non à la vie chère.

L’organisation annonce pour le vendredi 3 juillet prochain une marche pacifique à laquelle sont conviés tous les secteurs de la vie nationale.

La dépréciation de la gourde par rapport au dollar américain préoccupe de plus en plus les opérateurs économiques haïtiens. La barre des 50 gourdes pour un dollar a été franchie en juin 2015.

Les candidats écartés n’ont presque aucune chance

Le vice président du CEP exprime des doutes sur la possibilité de réintégrer dans la course électorale, des candidats écartés.

Pierre Manigat Junior affirme par contre que l’éviction d’autres candidats à la présidence est toujours possible, s’il s’avérait qu’ils ne répondent pas aux exigences de la loi électorale ou de la constitution.

Par ailleurs le représentant de la presse au sein du conseil électoral estime que les décisions prises jusqu’ici par le bureau du contentieux électoral sont logiques contrairement à ce qu’a affirmé mardi, la responsable du RDNP dans une lettre ouverte. Myrlande Manigat, à qui, le conseiller n’a pas voulu répondre.

D’un autre coté, le conseiller Pierre Manigat Junior donne l’assurance que le processus électoral se poursuit normalement et qu’il ira à son terme si le gouvernement respecte ses promesses en terme de financement.

Il explique qu’actuellement le conseil en est à la phase d’équipement des bureaux électoraux. Concernant l’impression des bulletins de vote à Dubaï, le représentant de la presse au CEP affirme que le Conseil doit se plier aux décisions de l’état, qui lui-même doit respecter des accords.

Par ailleurs le vice président du CEP rappelle que la campagne électorale débutera 1 mois avant le premier tour de scrutin.

L’ONU exhorte la République dominicaine à ne pas expulser les apatrides

 

La République dominicaine doit veiller à ce que les personnes dont la citoyenneté a été remise en question par une décision de la Cour constitutionnelle du pays en 2013 ne soient pas expulsées, a appelé vendredi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

L’information est disponible sur le site du Centre d’actualités de l’ONU.

« La décision de la Cour et le plan de régularisation ultérieur, qui a donné aux individus nés en République dominicaine jusqu’à la mi-juin pour régulariser leur statut, sont lourds de conséquences pour des dizaines de milliers de personnes », a expliqué un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève. « La plupart d’entre elles sont nées en République dominicaine et sont d’origine haïtienne », a-t-il ajouté.

« Sachant que la population apatride en République dominicaine est estimée à plus de 200.000 personnes, les conséquences de l’expulsion pourraient être dévastatrices », a mis en garde le porte-parole.

Le HCR s’est dit préoccupé par le respect des droits humains des personnes sous le coup d’une expulsion, qui risquent d’être déportées à Haïti, alors même qu’elles ne sont pas considérées comme des citoyens de ce pays.

« Cela aurait des conséquences graves pour tous ceux qui sont touchés et constituerait un sérieux revers pour les efforts mondiaux visant à mettre fin au problème de l’apatridie », a déclaré M. Edwards.

Il est de la plus haute importance, a-t-il poursuivi, que la République dominicaine prenne les mesures nécessaires pour empêcher toute expulsion des Dominicains apatrides et pour éviter de créer une nouvelle crise de réfugiés.

À cette fin, le HCR a offert son soutien aux autorités dominicaines pour identifier et enregistrer les individus concernés.

Alors que les autorités dominicaines ont annoncé qu’elles procéderont à l’évaluation de tous les individus menacés d’expulsion, le HCR a recommandé que, pour les personnes qui affirment être Dominicaines mais ne possèdent pas les documents requis, les autorités utilisent d’autres méthodes d’évaluation, telles que la connaissance de l’espagnol, « afin de déterminer de façon raisonnable si les gens sont susceptibles d’être nés et d’avoir vécu toute leur vie en République dominicaine ».

Maryse Narcisse affirme qu’elle n’a jamais renoncé à sa nationalité

Maryse Narcisse dément les informations laissant croire qu’elle possède la double nationalité.

La candidate à la présidence sous la bannière de Fanmi Lavalas dénonce une tentative de certains détracteurs visant à l’empêcher de participer aux prochaines élections. Madame Narcisse qui s’exprimait ce mardi, à l’occasion d’une conférence de presse que donnait Fanmi Lavalas, affirme n’avoir jamais renoncé à sa nationalité haïtienne.

Par ailleurs le parti Fanmi Lavalas proteste contre l’expulsion des Haïtiens de république Dominicaine. Les deux avocats de cette formation politique Maître Gervais Charles et Axène Joseph jugent que les méthodes utilisées par les Dominicains sont illégales.

Les deux juristes proposent de mettre sur pied une équipe juridique et diplomatique compétente afin de régler cette question avec les autorités dominicaines.

Le Gouvernement haïtien n’a pas interdit les produits dominicains sur son territoire

Le Gouvernement haïtien annonce dans un communiqué que, contrairement à une rumeur largement répandue au niveau de certains medias, blogs et réseaux sociaux, tant nationaux qu’internationaux, il n’existe pas encore de mesures d’interdiction quant à la vente de produits dominicains sur son territoire.

« Le Gouvernement de la République s’inscrit en faux contre la propagation de cette rumeur et rappelle qu’à aucun moment de la durée, le Premier ministre Evans Paul n’a fait de déclaration qui porterait sur cette supposée interdiction. », peut –on lire dans ce communiqué.

La seule demande produite jusqu’à date par le chef du Gouvernement haïtien aux autorités dominicaines concerne, d’une part, le respect des mécanismes de déportation ainsi que des conventions internationales y relatives, et l’acheminement des dossiers, du flux des déportés à travers deux (2) postes d’entrée sur la frontière (Malpasse et Ouanaminthe), d’autre part.

Le Gouvernement rappelle ses instructions formelles aux autorités concernées des zones frontalières entre Haïti et la République Dominicaine relatives aux consignes de vigilance et de solidarité à l’égard des déportés qui doivent être traites avec dignité et compassion.

La BID inaugure un nouveau bureau en Haïti

La Banque interaméricaine de développement (BID) a inauguré hier le nouvel édifice de son bureau en Haïti.

Dans son intervention lors de la cérémonie inaugurale, le Président de la BID, M. Luis Alberto Moreno, a soutenu que la situation d’Haïti est celle d’une « période de transition, portant sur les urgences post-séisme liées à des éléments fondamentaux, tels que distribution de nourriture, d’abris et de l’eau, pour passer à des initiatives durables pour améliorer la qualité de vie dans le pays ».

L’achèvement du bâtiment se situe à mi-parcours de l´engagement sur 10 ans de la BID s´élevant à 2,2 milliards de dollars, destinés à soutenir les efforts du gouvernement haïtien en vue d’améliorer l’efficacité de ses opérations, accroître les opportunités économiques et améliorer les conditions de vie de la population, précise un communiqué.

La BID s’est engagée à fournir uniquement des dons de 200 millions de dollars annuel à Haïti. Il s’agit de l’une des conditions liées à l’annulation de la dette de 484 millions de dollars après le violent séisme de janvier 2010.

Le nouvel édifice de la BID est construit sur le site de l’ancien détruit lors du séisme. Le bâtiment, l’un des plus grands bureaux de la Banque dans la région, a été conçu et construit selon les plus strictes normes structurelles et sismiques internationales.

Selon les responsables de la BID la construction de ce nouveau local témoigne de la détermination de la Banque à travailler avec le Gouvernement et le secteur privé haïtiens afin de renforcer les capacités institutionnelles du pays, améliorer les conditions de vie de la population et accroître les opportunités économiques de la nation caribéenne.

Le Premier Ministre Evans PAUL en visite à Ouanaminthe

Le Premier ministre, Evans Paul, accompagné du ministre de l’Intérieur, Dr Ariel Henry, et du secrétaire d’Etat aux Collectivités territoriales, M. Oriol Michel, s’est rendu, le mardi 23 juin 2015, à Ouanaminthe, afin de superviser les dispositifs mis en place par le Gouvernement, en vue d’accueillir les rapatriés de la République Dominicaine.

Selon un communiqué de la primature, la délégation a eu une séance de travail avec les autorités départementales du Nord-Est, des maires et des CASECs des zones frontalières du département du Nord-Est et des représentants des organisations de la société civile locale.

Le Premier Ministre s’est, au cours de l’inspection du service d’immigration haïtienne sur la frontière haïtiano dominicaine, entretenu avec des déportés arrivés au moment de sa présence.

Cette visite à Ouanaminthe a été l’occasion pour le Premier ministre de renforcer le centre d’accueil des réfugiés, établi au poste frontalier, où sont réunis les services spéciaux d’immigration, de la douane, de l’ONM et de la santé publique. Un centre d’hébergement temporaire a été également mis sur pied, au sein duquel sont entreposés des kits alimentaires, des kits hygiéniques, des matelas et des couvertures, constituant des articles d’aide humanitaire d’urgence.

Des téléphones portables connectés à un réseau intra-phone gratuit ont été distribués aux autorités locales, afin de faciliter la communication nécessaire à l’efficacité de l’accueil destiné aux déportés. A date, le nombre de déportés arrivés au pays en une semaine avoisine 11 000 personnes, dont la plupart sont des enfants et des femmes nourrices et enceintes.

 

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Une Réponse à Brèves nouvelles d’Haiti, 26 Juin 2015

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