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Logement : Accompagner les sinistrés du séisme de 2010 ?

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Photo extraite de la page Facebook du Premier ministre Laurent Lamothe
La crise de l’habitat est un véritable problème social auquel fait face la société haïtienne. Une situation qui devient encore plus insoutenable suite au passage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Face à ce constat, les autorités haïtiennes disent s’engager à en faciliter l’accès à des milliers de compatriotes sinistrés. Aussi, l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP), s’y attelle, notamment à Morne à Cabris. 

L’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP), a procédé le jeudi 16 mai 2013, sous le haut patronage de la présidence, à l’inauguration de la 1ère phase du projet de construction de logements sociaux à Morne à Cabris dans la commune de la Croix-des-Bouquets. Le président de la République, Michel Joseph Martelly a, en la circonstance, remis les clés de 120 maisons aux premiers locataires. 

Débuté en décembre 2011, ce projet de construction comprend 3000 maisons. Une surface de 999 125 mètres carrés a été mise à la disposition des responsables du projet qui compte 628 logements de 32 par 100 mètres carrés, et 593 édifices de quatre appartements chacun construits en béton armé. Pour les logements individuels, ils sont dotés de deux chambres avec des installations électriques. Ce projet, financé par l’Etat haïtien, est estimé à environ 48 millions de dollars américains. Il est destiné à accueillir 15 mille locataires. 

Selon le président de la République, Michel Joseph Martelly, l’inauguration de ces logements fait suite à un besoin pressent de la population. Après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, rappelle-t-il, des milliers de compatriotes dormaient à la belle étoile. Pour satisfaire la demande dans le secteur, le chef de l’Etat s’est dit engagé à accompagner les victimes du sinistre vivant dans des situations socio-économiques difficiles. 

Ce projet s’inscrirait dans la perspective de la bataille initiée contre la pauvreté par Michel Martelly qui consisterait à favoriser le respect de la dignité humaine. La crise du logement, souligne le chef de l’État, ne sera pas résolu par une baguette magique. Il invite, par ailleurs, les responsables de l’UCLBP à y planter des arbres fruitiers. Laquelle initiative permettra aux habitants, d’une part de se nourrir, et d’autre part de s’engager dans la protection de l’environnement. 

Monsieur Martelly en a profité pour lancer un appel à l’unité pour relancer le pays en contribuant à l’éducation des enfants. Pour obtenir notre indépendance, rappelle-t-il, il fallait « couper des têtes et brûler des maisons, koupe tèt boule kay ». Il revient aujourd’hui à construire et remplir les têtes par l’instruction. 

Il a par ailleurs mis l’accent sur l’appellation du village, qu’il a lui-même baptisé « Village Lumane Casimir ». Il s’agit d’un hommage à la mémoire de celle qui a composé l’une des chansons les plus fameuses de la musique populaire haïtienne : « Papa gede bèl gason ». 

Pour Harry Adam, directeur exécutif de l’UCLBP, l’Etat haïtien entend organiser l’espace en permettant aux résidents d’avoir accès aux services urbains de base et un environnement sain. Ces logements, indique-t-il, constituent un parc strictement locatif où les locataires peuvent payer trimestriellement ou annuellement. 

Les locataires, pour la plupart, saluent la matérialisation de ce projet qui permet de soulager la souffrance de plusieurs dizaines de citoyens. Certains d’entre eux ayant requis l’anonymat se plaignent du prix du loyer qui est estimé à 1500 gourdes par mois. Les prix des logements, soutiennent-ils, ne tiennent pas compte de la situation des personnes vulnérables. Ils dénoncent également l’étroitesse de ces logements qui ne répondent pas, selon eux, aux besoins réels des familles locataires.

                                                                        Reynold Aris

 

 
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