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Le monde célèbre Mandela, héros universel

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Agence France-Presse
JOHANNESBURG
Des Sud-Africains dansant à Soweto aux hommages de tous les grands de ce monde, la planète entière pleurait vendredi Nelson Mandela, promettant que son infatigable combat pour la réconciliation et contre le racisme resterait une source d’inspiration.
 
 
 
 
 
 
 
Le héros sud-africain de la lutte contre l’apartheid, célébré comme un héros universel, s’est éteint jeudi soir à l’âge de 95 ans. Il sera inhumé dans son village d’enfance de Qunu  (sud) le 15 décembre.
Vendredi, le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé des funérailles nationales pour «Madiba» (nom de clan de Mandela), «fils exceptionnel de notre pays et père de notre jeune nation».
Des vols spéciaux seront affrétés pour Qunu par South African Airways, a annoncé la compagnie aérienne nationale, à l’occasion des funérailles. Auparavant, une cérémonie sera organisée le 10 décembre dans l’immense stade de Soweto . Là où le premier président noir de l’Afrique du Sud avait fait sa dernière apparition publique, à l’occasion de la Coupe du monde de football 2010.
Puis, du 11 au 13 décembre, sa dépouille sera exposée à Pretoria, au siège de la présidence, afin que ses compatriotes puissent venir s’incliner dans un dernier adieu. Toute la semaine prochaine a été déclarée «semaine nationale de deuil» par Jacob Zuma.
«Héros de l’humanité», selon le quotidien sud-africain The Star, idole de tout un peuple pour son rôle décisif dans l’abolition du régime ségrégationniste d’apartheid en 1994, Nelson Mandela est mort chez lui, des suites d’une infection pulmonaire, pour laquelle il avait été hospitalisé de juin à septembre.
Toute la nuit et vendredi, des hommages ont afflué, mêlant dans une même émotion États-Unis et Iran, Chine et Dalaï Lama, Palestiniens et Israël, témoignages du rayonnement universel de l’homme qui conduisit sans haine ni esprit de vengeance son pays vers la démocratie, après avoir passé 27 ans dans les geôles du régime raciste.
Le Dalaï Lama pleure «un ami cher»
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué en lui «une source d’inspiration» pour le monde entier.
À Paris, un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique s’est ouvert symboliquement sous la présidence du prix Nobel de la paix 1993: «Aujourd’hui, c’est Nelson Mandela qui préside les travaux de ce sommet (…), c’est un symbole et en même temps une exigence de responsabilité», a lancé le président français François Hollande, à l’ouverture du sommet.
Aux États-Unis, le président Barack Obama, lui aussi premier président noir de son pays, a ordonné de mettre les drapeaux américains en berne jusqu’à lundi soir.
Deux autres illustres prix Nobel de la paix et leaders spirituels de leurs communautés respectives, le Dalaï Lama et l’archevêque Desmond Tutu, ont rendu hommage à celui qui était leur ami.
Le chef spirituel tibétain a salué «un ami cher, un homme de courage, de principes et à l’intégrité incontestable».
L’archevêque sud-africain, 82 ans, est apparu profondément bouleversé vendredi et n’a pas pu retenir des larmes lors d’une allocution devant la presse. Mandela, a-t-il dit, était «une incroyable icône d’humanité, de compassion (…), un symbole de réconciliation, de pardon et de magnanimité».
«Suggérer que l’Afrique du Sud pourrait partir en flammes (après le décès de Mandela) –comme certains l’on prédit– revient à discréditer les Sud-Africains et l’héritage de Madiba», a-t-il ajouté.
Le pape François a loué pour sa part «l’engagement tenace montré par Nelson Mandela pour promouvoir la dignité humaine de tous les citoyens de la nation et forger une nouvelle Afrique du Sud basée sur les fermes fondations de la non-violence, de la réconciliation et de la vérité».
Plus étonnants pour un ancien chef d’État, les hommages venus du monde de l’économie, des défenseurs de la nature, de l’UNICEF, des militants contre le Sida et de bien d’autres organisations de la société civile dénotaient le charisme d’un homme qui avait fait de la compassion et de l’écoute de l’adversaire son mode de gouvernance.
Le monde du sport secoué
Le monde du sport, auquel Mandela était très attaché, n’était pas en reste: «Grâce à son extraordinaire vision, il a réussi à faire de la Coupe du monde 1995 un instrument pour favoriser l’émergence d’une nation, juste un an après les premières et historiques élections démocratiques en Afrique du Sud», a rappelé le président de la Fédération sud-africaine de rugby Oregan Hoskins, ajoutant: «Son nom prendra place parmi les plus grands libérateurs et humanistes aussi longtemps que vivra l’humanité.»
Au Brésil, qui accueillait vendredi le tirage au sort du prochain Mondial de football, l’émotion était immense également: «Il était mon héros, mon ami, mon compagnon dans la lutte en faveur de la cause du peuple et pour la paix dans le monde», a écrit sur son compte Twitter Pelé, la légende du football brésilien.
En Afrique du Sud, dès l’annonce du décès, des centaines de personnes de toutes origines se sont rassemblées dans la nuit près de sa maison de Johannesburg.
L’ambiance n’était pas au recueillement, mais à la célébration, avec des chants anti-apartheid ou à la gloire de Madiba, repris en choeur par la foule qui agitait des drapeaux et scandait parfois «Viva Mandela» ou «Longue vie à Mandela».
Vendredi matin, dans le township de Soweto où vécut Mandela, et d’où partit la révolte des Noirs opprimés, les habitants exprimaient avant tout leur gratitude: «L’inévitable s’est produit. C’est un jour triste, mais l’Afrique du Sud et le monde s’y attendaient et nous pouvons remercier Dieu pour (l’oeuvre de) sa vie», dit à l’AFP le frère Sebastian, à l’église catholique Regina Mundi, point de ralliement sous l’apartheid.
«C’est une vie bien vécue», confiait pour sa part Mhlodi Tau, un médecin de 38 ans. «Bien sûr on est triste qu’il ne soit plus physiquement avec nous, mais on célèbre cette vie incroyable. Pour tous les Sud-Africains, c’était un membre de la famille.»
«Il était une inspiration pour le monde entier», a réagi Frederik de Klerk, le dernier président blanc sud-africain et ancien adversaire politique qui avait fait sortir Mandela de prison avant de négocier la transition démocratique et de partager en 1993 le prix Nobel de la Paix avec lui.
Même l’enclave blanche d’Orania en Afrique du Sud, petite communauté de nostalgiques de l’apartheid, lui a rendu un hommage remarqué, notant qu’elle partageait avec lui «la vision d’une reconnaissance mutuelle».
Entré dans la lutte armée dans les années 1960, Mandela restera dans l’histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l’apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale. Et pour avoir épargné à son peuple une guerre civile raciale qui, au début des années 1990, paraissait difficilement évitable.
«Je ne doute pas un seul instant que lorsque j’entrerai dans l’éternité, j’aurai le sourire aux lèvres», avait-il dit après son élection à la présidence en 1994, heureux de voir son pays grandir en paix après des décennies de ségrégation raciale.

                   
 

 

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